Comme ici dans Madame est servie, les lunettes des 80's dévorent le visage.
Pour les coiffures, la mode homme était à la coupe mulet inspirée par les footballeurs allemands.
La coiffure de la femme femme était tout en volume et s'inspirait des séries des années 80 comme Dallas et Dynastie (Regardez-ci dessus Victoria Principal ou Linda Evans). Ces coupes représentaient la richesse et le pouvoir, deux valeurs à la mode dans les années 80. La musique New Wave a également influencé les coiffures des années 80 en apportant des coupes courtes et asymétriques, "à la garçonne".




La mode des années 80 est voyante et colorée. Dans ces années frics et frime, la mode est excentrique et les couleurs sont voyantes: le fluo s'impose et on marie allègrement le rouge et le jaune, le vert et le rouge, le bleu et le vert... Il faut que ça flashe car, comme le dit le slogan de New Man: la vie est trop courte pour s'habiller triste ! Aux couleurs vitaminées, on associe une série de motifs triangulaires, à rayures, à pois... Regardez ci-dessus, à droite, l'acteur Kirk Cameron pour vous convaincre de cela!
A l'inverse, la New Wave impose le noir comme un basique et comme la couleur des 80's.
Dans les années 80, on assiste à l'explosion des accessoires, notamment en plastique, et comme il faut que ça se voit, les



On joue aussi sur les dimensions avec une silhouette généralement en X: en bas, une taille de guêpe alors qu'en haut les épaules se surdimensionnent à l'aide d'épaulettes ou de manches bouffantes. Voyez ci-dessus Joan Collins avec une taille affinée alors que les épaules sont exagérément carrées.
On associe le caleçon moulant avec un sweat ou une chemise ample, ou encore une robe pull.
Pour les garçons comme pour les filles, c'est l'ère du pantalon à pinces taille haute. Kirk Cameron et Tracey Gold, sur la photo ci-contre extraite de Quoi de neuf, docteur?, vous présentent cette mode.
Le jean reste un basique incontournable, notamment avec le fameux 501, star des 80's, mais dans ces années-là, le jean se délave, devient Stone Washed et se déchire.
La femme des années 80 est femme jusqu'au bout des seins, elle devient working girl et se met en tailleur aux épaules larges accentuées par des paddings proéminents. Le fushia connaît son heure de gloire.
L'homme élégant des 80's arbore le spencer. Celui des années 90 a compris qu'il ne fallait plus en porter !
Les chaussures de sports quittent les terrains pour devenir un accessoire de mode. Des innovations technologiques viennent augmenter considérablement leur prix. Ainsi, Reebok sort la fameuse Pump, pour ajuster sa chaussure à son pied, et Nike lance son fameux coussin d'air.

Dans les années 80, le disco est mort. Les synthétiseurs, le sampler et le séquenceur s’imposent donc les compositeurs et producteurs de musique jouent avec ces nouveaux jouets. L’on assiste alors à l’émergence de nouvelles musiques comme la new-wave, la pop ou le hip-hop. Au disco va succéder la House music qui a la même finalité : faire danser !
C’est au début des années 80 que naît la House music, un nouveau son au rythme minimal et répété en boucle, soutenu par une ligne de basse funk et des samples de voix. Les Djs américains sont à l’origine de cette musique qu’ils diffuseront en masse dans leurs clubs.
En 1982, Larry Levan, au Paradise Garage de New York, transforme le disco en Hi-NRG en y ajoutant des sons synthétiques. Parallèlement Frankie Knuckles, DJ au Warehouse de Chicago, ne se contente plus d’enchaîner les disques mais les mixe et les sample : la House est née et Frankie Knuckles devient le « parrain de la House music ». Même les amateurs qui ont un synthé et des tables de mixage s’essaient à ces mélanges de sons et enregistrent leurs morceaux sur cassette afin de les donner aux DJs pour qu’ils les diffusent dans leurs clubs.
Dès le début des années 80, le Warehouse de Chicago diffuse les premiers tubes House. En 1984 sort le 1er disque hHouse proposé au public, il s’agit de On & On, de Jessie Saunders. Chicago devient la capitale de ce nouveau son et les DJs et producteurs s’y font un nom : Chip E, Adonis, Steve Hurley, Marshall Jefferson, Keith Farley, Larry Heard (M. Fingers) qui compose le méga tube Can You Feel It, ou encore Lil Louis et son tube French Kiss. Des maisons de disques spécialisées, comme DJ International Records ou Trax Records, se montent.
La House prend tellement d’ampleur dans la musique des années 80 aux Etats-Unis qu’elle connaît des dérivés : hip-house, deep-house, acid-house, progressive-house… C’est donc tout naturellement qu’elle traverse l’Atlantique et gagne l’Europe. Les DJs londoniens sont les 1ers sur le vieux continent à s’enthousiasmer pour la House music qui commence à passer sur les radios pirates. Tony Wilson est le 1er à faire entrer ce son dans sa boîte, L’Hacienda, à Manchester qui devient, en même temps qu’Ibiza, la ville du clubbing et de l’acid-house.
L’avantage de la House est qu’elle peut être faite quasiment à domicile, avec peu de matériel : les DJs ne passent plus seulement les disques des autres mais créent les leurs et deviennent compositeurs et producteurs de leur musique. Ils ont désormais entre leurs mains les outils de production de musique mais aussi le moyen de la diffuser, leur club.
En 83, des DJs de Detroit délaissent les voix et transforment la house en un son électronique plus minimal. C’est la Techno, lancée par Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson. Immense succès en Europe, où elle a quitté l’underground pour le mainstream avec Kraftwek, Telex ou Art of Noise, la Techno restera confidentielle aux Etats- Unis. En Europe, la Techno crée même des manifestations nouvelles comme les rave-parties, les teknivals et les techno-parades.




Au début des années 80 s'ouvraient en France une dizaine de vidéoclubs par jour! Il faut dire que tous les éléments sont réunis dans ces années-là pour assurer le succès de ces magasins: d'abord, le prix des magnétoscopes baisse sérieusement au fil des années 80 alors que le prix des cassettes en magasin, lui, est élevé (600F - soit 91.50€- en moyenne) donc il y a de la place pour un marché de la location. Celui-ci est d'autant plus favorisé qu'il n'existe jusqu'en 86 que 3 chaînes en clair donc la location de vidéo offre une bonne alternative d'enrichissement et de diversification des soirées télévisuelles.
L'amateur de films X peut lui aussi satisfaire ses envies discrètement, à la maison, à une époque où les salles spécialisées ferment les unes après les autres, écrasées par une forte taxation depuis 1976.
Les vendredis et samedis, c'est donc la ruée vers le vidéoclub pour trouver le blockbuster du moment (même si la sortie en vidéo ne pouvait se faire qu'1 an après la fin de l'exploitation du film en salles) et se faire une soirée chips-pop corn- pizza- coca à la maison avec les copains. Puis on ramenait la cassette, rembobinée !
Le vidéoclubs vont jouer un rôle majeur dans l'adoption universelle de la norme VHS, au détriment du V2000 et du Betamax, car ils ont intérêt qu'à ne référencer qu'1 format de cassette par titre, sinon la gestion des stocks sera problématique et la place dans les rayonnages manquera rapidement.
Le patron du vidéoclub doit s'acquitter en moyenne de 1500 francs, soit 228 €, pour acquérir les droits de location. Chaque cassette doit donc être rentable et c'est pour cela que les vidéoclubs privilégient les blockbusters au détriment d'oeuvres plus confidentielles, difficiles ou artistiques.
Les studios américains comprennent plus vite que nous, en France, l'intérêt de ce circuit de distribution et tournent même des films réservés exclusivement au marché de la location et qui ne sortiront jamais en salles, c'est le cas de films de kung-fu, d'horreur ou autres petites comédies. On appelle cela le Direct-to-video.
Hélas, les vidéoclubs commettront une première erreur dans les années 90: par souci de rentabilité, les magasins et leur personnel sont remplacés par des distributeurs automatiques. Fini le conseil et l'accueil chaleureux!
Puis les années 2000 voient débarquer l'internet à haut débit et ses services de téléchargement, légal ou illégal. Les dvd marquent le pas avec une baisse de leur prix de vente, notamment sur les sites internet. Tout un chacun peut donc visionner des films chez lui, sans avoir à les louer dans un magasin ni à les rapporter. Ces 3 phénomènes signeront la fin des vidéoclubs de quartier. S'il restait encore 5000 vidéoclubs en 2007, il n'y en a plus que 2500 aujourd'hui et ils ferment les uns après les autres.
Seuls ceux qui se sont spécialisés dans des films d'art et d'essai résistent encore, leur public étant particulièrement fidèle et avide de conseils.
Mais le vidéoclub est condamné alors qu'il fut une création emblématique des années 80.


En août 1980, Anna Walentynowicz, opératrice de grue sur les chantiers navals de Gdansk, en Pologne, (1ère photo ci-contre) est licenciée abusivement. Une grève massive est alors déclenchée et, quelques jours plus tard, le syndicat Solidarnosc (Solidarité) est fondé, sous l'impulsion de la licenciée et de Lech Walesa. La création d'un syndicat indépendant dans un pays encore fortement communiste est un événement exceptionnel qui provoque la curiosité des médias occidentaux.
Très vite, Walesa s'impose comme un leader politique: lors de son 1er congrès, en septembre 81, Solidarnosc expose un programme politique et souhaite créer une république autogérée. Les discours farouchement anticommunistes provoquent la colère du pouvoir en place. Le nouveau premier ministre, le général Wojciech Jaruzelski, est chargé de rétablir l'ordre en Pologne. En décembre 81, il décrète l'état de siège. Même s'il est l'homme le plus conspué des médias pendant des mois, son action a sans doute évité à la Pologne un bain de sang car nul doute que l'armée soviétique aurait envoyé ses chars, comme à Prague en 68. Walesa et ses partisans restent dans la clandestinité.
En 89, le syndicat est légalisé et emporte les législatives. Walesa devient président de la République à la fin de l'année.
En août 2006, il condamne la dérive droitière de Solidarnosc qui a opéré un rapprochement avec le parti Droit et Justice des jumeaux Kaczynski.
Anna Walentynowicz meurt en avril 2010 dans un accident d'avion, aux côtés de Lech Kaczynski.




La guerre des Malouines oppose, en 1982, les armées britanniques et argentines dans un conflit qui a duré 72 jours.
Tout commence lorsque la junte militaire au pouvoir en Argentine décide de reconquérir les îlots occupés successivement par les Français, les Espagnols, les Britanniques, les Argentins puis à nouveau les Britanniques. Les soldats argentins débarquent par milliers sur l'île principale et remporte une première victoire facile car seuls 67 soldats anglais tenaient l'île. Les Argentins se savent soutenus par les pays sud-américains et par les Etats Unis, qui voient dans ce pouvoir dictatorial un rempart contre la menace communiste. De plus, ils n'imaginent pas que les Britanniques s'engageront dans un conflit pour quelques terres peuplées de moutons.
Or, ils ont oublié que la Grande Bretagne est administrée par la Dame de fer, Margaret Thatcher, qui ne compte pas laisser déposséder l'Angleterre de ses terres. Elle mobilise ses troupes qui quittent l'Angleterre en moins de 5 jours. Le conflit est sanglant et fait 907 morts, 1845 blessés et 11419 prisonniers. 134 avions et hélioptères sont abattus et 16 navires de guerre coulés.
En quelques jours les Britanniques, mieux armés, mieux entraînés et mieux commandés, reprennent le contrôle des Malouines.
La junte militaire quitte le pouvoir en 1983 et l'Argentine redevient une démocratie. Margaret Thatcher provoque des élections anticipées qu'elle gagne haut-la-main.





La comète de Halley ne passe près de la Terre que tous les 76 ans environ et c'est en 1986 qu'elle crée l'événement planétaire. Cette comète est la 1ère dont la périodicité a pu être calculée et elle tient son nom d'Edmund Halley, le scientifique qui a réussi ce calcul.
Sa dernière apparition datait de 1910 et avait suscité des prédictions de fin de monde. En 86, au contraire, on la voit comme une rareté, un bijou presque, en tout cas une chose qu'on ne verra qu'1 fois dans sa vie.
Dès fin 85, on peut observer la comète au télescope et, début janvier 86, elle est visible à l'oeil nu en France. Elle devient une vedette ultra-médiatisée pour laquelle les foules se passionnent. On admire sa couleur bleutée et sa chevelure étincelante.
Pour les scientifiques, les observations ont commencé quelques mois auparavant avec le lancement, le 2 juillet 85, de la sonde européenne Giotto par la fusée Ariane 1. C'est cette sonde que vous voyez ci-contre. Le 13 mars 86, après des millions de kilomètres parcourus, elle approche de la comète de Halley à moins de 600km de son noyau.
Grâce à elle, astronomes et scientifiques peuvent mesurer le noyau d'une comète et dater son origine (4,5 milliards d'années!!). Les informations fournies par la sonde sont si précises qu'on peut même étudier la composition de la comète. La photo ci-contre est celle du noyau de la comète.
Dans le sillage de la comète sont nés 2 essaims d'étoiles filantes: les Orionides et les Eta-Aquarides.
Sa prochaine visite est prévue en 2061 (Oui, cette fois nous serons très vieux!),