















En 1976, Jacques Martin se voit confier la tâche d'animer les après-midi dominicaux d'Antenne 2 et doit créer une série d'émissions. Il a alors une idée géniale, faire chanter des extraits des tubes d'un artiste invité par des enfants.
Les enfants sont appelés à tour de rôle au centre de la scène, sur un plot, Jacques Martin règle la hauteur de leur micro et commence le moment savoureux de l'émission: l'entretien que l'enfant a avec Jacques Martin, qui pose des questions auxquelles les enfants répondent avec spontanéité, amusement, naïveté, franchise ou applomb. Jacques Martin, avec son talent incroyable d'improvisateur, rebondit et se livre à un merveilleux ping-pong verbal avec l'enfant ou ses parents.
Ces derniers filment leur petit avec leur camescope et rient, plus ou mojns sincèrement, aux réponses de leur enfant qui révèle à la France entière les travers que la famille aurait bien voulu cacher !
Pour garder la spontanéité et l'improvisation de l'achange, Jacques Martin ne rencontrait jamais les enfants avant l'émission mais les découvrait sur le plateau. Il faisait en sorte de valoriser l'enfant et de ne jamais le ridiculiser.
Ensuite le petit, accompagné de Bob Quibel à la contrebasse et de Pino Lattuca au piano, fredonnait ensuite un extrait de chanson de l'artiste invité.
Puis venait le rituel de la note, sur 10, que les autres bouts de chou donnaient à leur camarade. Au début Stéphane Collaro, alias Tonton Mayonnaise pour les enfants, additionnait les notes. Rapidement, tout le monde avait gagné des jouets et le disque de l'invité.
Il faut savoir que c'était la production, et non l'artiste, qui offrait les jouets. Jacques Martin avait demandé au début aux invités d'en amener mais ceux-ci se montraient très avares donc Martin a vite décider de s'en occuper.
L'émission s'est diversifiée en accueillant des musiciens classiques (pianistes, violonistes, trompettistes...), grande passion du maître des lieux. Une fois même, elle a reçu des imitateurs, avec Thierry Le Luron, mais Paul Ceuzin, le fidèle complice de Jacques Martin, a eu tellement de mal à trouver des enfants qui maîtrisaient cet art qu'il a dû faire appel à Frédéric Martin, le propre fils de Jacques! L'expérience ,'a pas été renouvelée.
Revoyons ensemble des extraits de l'émission.

7 sur 7 est une émission lancée le vendredi en 2è partie de soirée en septembre 1981 sur TF1. Elle est d’abord animée par le tandem Jean-Louis Burgat et Eric Gilbert qui seront remplacés en septembre 84 par Jean Lanzi et Anne Sinclair qui animent l’émission en alternance. C’est en 83 que 7 SUR 7 devient un magazine dominical à 19h. Il s’agit de faire le tour de l’actualité de la semaine, jour après jour, et d’écouter les analyses et commentaires de l’invité politique.
Le 11 mars 84, l’émission fait scandale quand Gainsbourg, pour dénoncer les 74% d’impôts que lui prélève le fisc, brûlent aux trois-quarts un billet de 500 Francs. L’émission accueille rarement des people, seuls des artistes comme Madonna, Johnny ou Patrick Bruel auront droit à leur invitation, sans oublier Guy Bedos, venu à plusieurs reprises posé son regard acéré et pertinent sur l’actualité et la politique. Il dira aimer se noyer dans les yeux d’Anne Sinclair qui, selon lui, sentent le chlore.
En juin 1997, Anne Sinclair et ses pulls en mohair quittent l’émission car Dominique Strauss-Kahn, conjoint de la journaliste, est nommé ministre des finances du gouvernement Jospin et qu’Anne Sinclair veut éviter les conflis d’intérêt. L’émission prend alors fin.



Ce magazine agréable est intéressant, dixit son sous-titre, était une émission diffusée sur FR3 entre avril 82 et octobre 84, et mise en scène par Jean-Michel Ribes.
En fait, c'était une émission d'humour produite par Christian Fechner (producteur des Charlots ou des films de Claude Zidi). Le 2nd degré y fait merveille et c'est le ton débridé du café-théâtre, avec une petite touche d'intellectualisme, qui s'invite dans la télévision populaire.
Fausses dépêches, annonces matrimoniales, sujets de société, pubs, recettes de cuisine... , tout passe à la moulinette de l'humour écrit, absurde, décalé et intelligent de Ribes.
Dans les sketches, on trouve Daniel Prévost, Pierre Desproges, Philippe Khorsand, Eva Darlan, Andréa Ferréol... et des membres de Charlie Hebdo, dont Cavanna ou Jean-Marie Gourio (futur auteur des Brèves de comptoir).
François Rollin, Farid Chopel, Jacques Villeret, Roland Giraud, Christian Clavier, Gérard Jugnot, Michel Blanc, Valérie Lemercier, Pauline Lafont s'y font mieux connaître du grand public. Et Carla Bruni y fait sa 1ère apparition, déguisée en bonne soeur.
Ils jouent aux côtés de comédiens confirmés comme Claude Piéplu, Michaël Lonsdale ou Bernadette Lafont.
Un cocktail qui scandalise parfois la France et donnera, en 88, la série Palace, du même Jean-Michel Ribes.





Dès le 06 janvier 82, le mercredi en fin d'après-midi, après Récré A2, vers 17h30, Jacky anime une des rares émissions musicales du PAF, Platine 45. Sur fond bleu, avec des incrustations plus ou moins psychédéliques mais très 80's, Jacky accueille ce que la France compte d'artistes rocks et pops. Chaque semaine, un invité-vedette est le fil rouge de l'émission et subit une interview décalée et absurdes de Jacky. On n'en sait pas plus sur son disque ou sa vie mais ça a le mérite d'être drôle et décontracté, à une époque où la télé était très compassée et les interviews très convenues! Jacky accueille du 1er choix: Daho, Farmer, Deneuve, Rita Mitsouko, Renaud, Gainsbourg, Birkin, Gall, Coluche, Adjani, Balavoine....
Entre temps, on aura vu des clips, ce qui était unique pour l'époque, ou entendu des chansons en play-back, réalisées par Pat Le Guen. L'émission marche bien, apporte un ton nouveau pour les ados et 28mn de musique pop et rock à une heure de grande écoute, ce qui change de la variété que proposent les 20h30.
La concurrence saisit le filon et TF1 lance Disc Jockey, puis Jack Spot et bien sûr Hip Hop, de Sidney. Dès 1984, une autre émission musicale voit le jour et entraîne une révolution, c'est le Top 50, qui classe les singles (avant le Top Album qui sera le classement des 33 tours). Platine 45 s'use, d'autant plus que les grandes FM musicales étendent leur réseau. La musique se diffuse donc plus facilement. A partir du 3 avril 85, l'émission change de titre et devient Super Platine. La formule, elle, reste inchangée.
En 86, la télévision voit naître TV6, une chaîne entièrement musicale qui fait la part belle aux clips. Platine 45 est une émission dépassée, banalisée puisque son ton décalé est copié. L'émission s'offre donc une dernière saison sur A2 puis part animer Vitamine sur TF1. C'en est fini de Platine 45 qui s'inscrit désormais au panthéon des émissions cultes et novatrices de la télé.
On n'a pas oublié ses génériques: le 1er était un original de Jacno, Roulette russe. Il sera remplacé en novembre 84 par un instrumental de Stéphane Sirkis, guitariste d'Indochine.


Le 8 octobre 1982, Cocoboy remplace le Collaro Show et devient la grande émission de variétés et d'humour de TF1 à 20h30. Entre 2 refrains des 4 Coco Girls, dont Sophie Favier, les sketches s'enchaînent et l'on découvre les coulisses d'une émission qui a du mal à se faire: Marie-Pierre Casey joue le rôle de la femme de ménage, Jean Roucas et Roland Magdane font des sondages et c'est dur, dur! Tandis que l'agent Ménardeau est le héros de Vidéo-flic. On n'a pas oublié la parodie de Dallas dans la campagne français, le fameux Brie-Comte-Robert, avec la famille Jean-Foutre, composée entre autre de Jean-Robert, dit J.R, et de sa femme Marie-Hélène, qui est ivre en permanence, ou du très con Bobby!
C'est dans cette émission qu'apparaît la non moins inoubliable Playmate, qui fera les beaux samedis de Cocoricocoboy.
Un invité vedette est aussi passé sur le grill dans la rubrique Le Coup de poignard.
On rit devant Guy Montagné, qui campe un Alain Decaux racontant l'Histoire à sa façon et on se demande si l'invité surprise va venir. Bien sûr, il ne vient jamais et est remplacé au pied levé par l'imitateur Jean Roucas.
Entre temps, les marionnettes politiques du Bébête Show, qui naît dans Coco Boy, font leurs commentaires, emmenées par la grenouille Kermitterrand.
Les sketches et les variétés font de ce divertissement mensuel un succès à tel point qu' Antenne 2 ne tarde pas à débaucher Jean Roucas pour lui confier une émission d'humour, Cadet Roucas, qui n'a pas marqué les mémoires! Heureusement Alain Scof, Rita Brantalou, Claire Nadeau, Philippe Bruneau, Guy Montagné ou Pit & Rik restent dans l'émission qui s'arrête en 84. Cette année-là, en effet, pour concurrencer Le Petit théâtre de Bouvard, TF1 demande à Collaro de prendre en charge la case 19H20-20H et l'humoriste-journaliste crée Cocoricocoboy.
Je vous propose d'écouter le générique, de revoir Brie-Comte-Robert et quelques gags!




