














































Au début des années 80, nous n’avions que des caméras super 8 pour filmer les moments importants de nos vies. Et encore, ces caméras n’enregistraient souvent pas le son ! Il fallait faire le point et faire attention de ne pas bouger trop vite sinon l’image était ratée ou floue. Ensuite, nous devions envoyer le film à un laboratoire qui le développait et renvoyait la bobine. Pour la visionner, on sortait le projecteur, on entrait le bout de la pellicule dans la fente de l’appareil, on déployait un petit écran blanc et on regardait le film de 2 à 15 minutes, dans l’obscurité. Chez nous, la caméra n’avait pas le son donc les films étaient silencieux et entraînaient invariablement des commentaires amusés plus ou moins pertinents. Bref, vous l’avez compris, il fallait être motivé pour regarder ses films.
Les ingénieurs japonais ont compris qu’il fallait gagner en qualité et en simplicité. En 83, Sony lance sa Betamovie BMC100, au format Betamax, qui pèse 2,5kg et enregistre son et images sur cassette. Cela permet de saisir 3h35 de film. Il suffit ensuite de retirer la cassette et de l’introduire dans son magnétoscope pour la visionner sur sa télé, avec le son et sans avoir à sortir de matériel ou à se mettre dans le noir ! Une révolution ! En 85, JVC lance son modèle qui est VHS, la norme adoptée pour les magnétoscopes. On passera ensuite aux formats Video 8 puis au Hi-8. La qualité de rendu de l’image augmente et les prix baissent. Les familles françaises s’équipent et il est désormais impossible d’aller visiter un monument sans voir des pères qui font la visite l’œil constamment rivé derrière leur viseur de camescope. Cet objet devient emblématique des années 80 puis des années 90.
C’est à partir de 96 que les camescopes numériques prennent le relais.
En français, c'est un baladeur. Sony crée le walkman (l'homme qui marche!) et on peut enfin emporter avec nous autre chose que notre transistor Radiola pour écouter de la musique. Cette fois, sans déranger les autres, on écoute sur cassette nos morceaux préférés en joggant, marchant, et en faisant notre gym tonic! Ancêtre du MP3, ce walkman a été inventé en 1979, pèse 390 grammes et son casque en fait 45. L'histoire raconte qu'il a été créé sur demande du pdg de Sony lui-même, Akio Morita, qui était passionné de golf et de musique et souhaitait un appareil à cassette léger à emmener avec lui lors de ses parties de golf. En deux ans, il se vend 1500 000 baladeurs, et en 1989 ce sont plus de 50 000 000 de walkman qui ont été achetés.
Sur la photo, vous voyez le TPS-L2 qui possédait un bouton orange pour couper le son quand on vous parlait. La production du walkman a été arrêtée par Sony en octobre 2010.

Ca c’est MON jouet, celui avec lequel j’ai passé le plus d’heures durant mes premières années : mon train enchanté de la marque Vulli. C’était une locomotive à piles avec un wagonnet que l’on faisait partir en poussant un bouton après avoir monté les rails jaunes et les différents éléments du circuit qui s’encastraient les uns aux autres.
Le train passait d’abord sur un petit pont rouge à bascule qui descendait à son passage (Le poids de la locomotive le faisait basculer), ensuite on arrivait château et là, le train s’arrêtait devant le porte qui s’ouvrait tout doucement pour laisser passer l’engin (Un mécanisme de fils et de « poulies » faisait qu’elle s’ouvrait dès que le train arrivait) qui ressortait en poussant la porte battante. Après direction la roue demi-lune dans laquelle le train s’engouffrait et la demi-lune basculait lentement, mue par le mouvement du train, et portait la loco de l’autre côté !
Bien avant la photo numérique, et pour moins cher, il y avait le polaroïd, ou "pola". Fascinant à l'extrême, il développait instantanément la photo qu'irrémédiablement on secouait en la tournant vers le bas alors que ce geste ne sert strictement à rien! S'il fallait bien la protéger de la lumière pour qu'apparaisse l'image, il était inutile de la secouer comme des forcenés. Mais bon, on s'est fait les poignets, ce qui fut utile aux garçons à la puberté! Après on découvrait en famille la photo avec des couleurs pâlottes sauf au niveau de nos yeux qui étaient irrémédiablement rouges tels ceux d'un lapin pris en plein phares !



Quand on était petit, on sortait son kiki et on le montrait à toute le monde, on le caressait, on l'embrassait, on lui parlait... Pas de panique, Kiki était un mignon petit singe en peluche et visage en plastique, aux yeux bleus et couvert de tâches de rousseur. Des collections de vêtements permettaient de l'habiller en clown, footballeur, jardinier... Le petit singe le plus connu des 80's a été créé au Japon en 1974 par M. Sekiguchi sous le nom de Monchhichi. Phénomène commercial, il s'était décliné en moults produits dérivés, dont un disque: la chanson de kiki, jouée sur 2 notes (et encore je suis généreux) à l'orgue bontempi.

En 1983, les Cabbage Patch Kids, appelées en France les Patoufs, ou poupées-choux, font fureur dans le monde entier. Elles ont été créées par un étudiant de 21 ans, Xavier Roberts, qui s'associe à la firme Coleco pour les distribuer dans le monde entier. Mais qu'ont-elles de plus que les autres poupées pour avoir suscité un tel engouement? Eh bien, chaque poupée est unique, elle possède son propre nom, une date de naissance et s'accompagne d'un certificat d'adoption.
Kim Pouss, à l'orange ou au citron, était sans doute ma glace préférée, avec son baton plastique rouge qu'on poussait petit à petit pour sucer délicatement le sorbet après avoir ôté l'opercule blanc Gervais qui entourait le sommet du tube cartonné. Quand on avait fini, on se servait du tube pour faire une belle longue-vue ! Mais il y avait aussi le Ptipo ou le Kim Cône!


Voici l'invention du siècle dernier, le M O 5 et le T O 7 de Thomson, deux ordinateurs hyper pas puissants qui ne faisaient pas grand chose et qu'on devait programmer pendant trois plombes! On achetait le clavier, on le branchait sur la télé puis il fallait après acheter tout le reste pour que ça fonctionne, avec des câbles spéciaux, non compatibles entre eux ni avec le T O 7.Il fallait une pièce entière pour stocker le matos!! Bref, on a trouvé ça génial... à l'époque... et pas pour longtemps!!! Tirons-en une leçon: quand vous vous énervez aujourd'hui contre votre pc ou votre mac, repensez au MO5 et là, vous allez l'aimer votre pc, vous le trouverez beau, intelligent, rapide...


Mais que faisaient ces enfants qui s'échangeaient en cachette des substances dans la cour de récré ou devant l'école? Sans nul doute ils s'adonnaient à un trafic mais il n'y avait rien d'illicite à cela! Leur drogue, c'était les images autocollantes panini dont on s'échangeait les doubles pour finir au plus vite son album. Football, dessins animés, émissions... il y en avait pour filles et garçons chez Panini, une marque qui existe toujours!
En 1961, Giuseppe et Benito Panini, marchands de journaux à Modena, ont eu l'idée de vendre des images de footballeurs à collectionner et à coller dans un album appelé "Calciatori" (les footballeurs en italien). C'est la première fois que des images quittaient l'emballage d'une tablette de chocolat pour devenir un produit à part entière. Le succès fut rapide et les 2 autres frères Panini, Umberto et Franco rejoignirent bientôt l'entreprise familiale. Au cours des années 70, l'image autocollante, véritable bouleversement technologique, fit son apparition et le marché s'internationalisa.
C’est en 1976 que les albums et vignettes Panini arrivèrent en France. Ce sont les albums annuels de football qui assurèrent dès le début le succès de la marque en France, et existent encore aujourd’hui, mais Panini développa très vite des albums autour des dessins animés ou émissions télé qui cartonnaient auprès des jeunes : L’Ile aux enfants, Candy, Capitaine Flam…
Panini fête donc cette année ses 35 ans en France et on a tous eu un jour ou l’autre cette folie de la collectionnite Panini : on achetait les sachets de vignettes chez son marchand de journaux, on les collait sur l’album, on échangeait les doubles à la récré puis, quand il en manquait juste un petit nombre, on les commandait directement par courrier auprès de Panini, ou plus exactement auprès de la société France Images, et l'on s'appliquait à écrire l'adresse, BP 25 06201 NICE CEDEX. "Le premier plaisir de l’album, c’est l’échange", selon Guy Carlier.
Guy Carlier, chroniqueur d’Europe 1, a vécu une longue "histoire" avec ses petites vignettes. Lui était plutôt de la génération des chewing-gums Globo, mais il a acheté ses premières vignettes Panini pour son fils. Il se souvient surtout de "l’album des Verts à l’époque de la finale de la Coupe des champions et des "poteaux carrés"". Son deuxième fils a aujourd’hui 24 ans. Un véritable fan des petites vignettes autocollantes. "Il a fait tous les albums. Je me souviens à l'époque des joueurs, Jean-Guy Wallemme, Eric Carrière. Et maintenant, c'est celui qui a 12 ans et demi qui a repris le relais". Panini, c’est toute une histoire de famille chez les Carlier.
Quant à Disiz, chanteur de rap aujourd’hui reconverti dans le rock, il se souvient des crises de sa mère. "Je n’avais pas d’album, alors je les collais sur le frigo. Ma mère piquait des colères noires pour que les enlève. Mais à chaque fois, la vignette laissait une griffe de papier déchiré…". Disiz a confié à Europe 1 qu’il n’avait pas gardé ses vignettes. "Sauf peut-être celle de Stopyra, ma préférée. Je crois qu’elle est encore collée sur le frigo !"
Et vous, quel est votre meilleur souvenir Panini ?

Les chip's Flodor étaient toujours synonymes de pique-nique ou de sortie scolaire de fin d'année. C'est triste de voir que cette marque a périclité alors qu'elle symbolise une des marques indispensables de nos meilleures journées d'enfant!
La tirette, près des manèges dans les fêtes foraines, nous attirait irrésistiblement pour gagner un jouet On insérait ou francs, on tirait fort un des tiroirs en métal et là, on découvrait une boîte en carton Sur une face était écrit plaisir d'offrir et de l'autre côté on lisait Joie de recevoir. Souvent, on secouait d'abord la boîte pour entendre le son de l'objet qu'elle contenait. Car l'un des intérêt de la tirette était la surprise: on ne savait pas quel jouet on allait recevoir parmi tous ceux affichés dans la vitrine de la machine. Alors, anxieux et surtout excité, on ouvrait enfin la boîte pour découvrir des pétards, une bague, un sifflet, un jouet imitant le son de l'oiseau quand on le faisait tourner...
Remplacées par les bien plus rentables pinces, les tirettes ont aujourd'hui disparu des fêtes foraines mais restent un objet culte de nos années 80.
Et surtout, si cet été vous voyez une vieille tirette, allez s'il vous plaît lui donner une pièce car personne ne fait attention à elle et pourtant, elle a été une star de notre vie. Vous verrez qu'elle est encore là, la joie de recevoir !
Alors, rendez-vous près des autos tamponneuses...
La colle Cléopâtre était notre compagne d'école primaire, nous accompagnant tous les jours discrètement dans notre cartable (car elle était très difficile à caser dans la trousse) Qu'est-ce qui a fait le succès de cette colle? D'abord son parfum amende à nul autre pareil si bien que certains en mangeaient et que si Proust avait vécu à notre époque, sa madeleine serait un pot rond de colle Cléopâtre ! Ensuite , elle a eu du succès parce que c'était une très mauvaise colle! Paradoxal n'est-ce pas? Pas tant que ça!! Les instits l'adoraient car elle ne collait pas partout sur nos pupitres donc il y avait moins de problèmes ou de ménage à faire pour elles, CQFD !
Cette colle n'était vraiment pas pratique:: il fallait prendre une toute petite spatule, racler avec un peu de colle et l'étaler sur la feuille à coller. Résultat: on se retrouvait avec de gros pâtés qui déformaient tout! Souvent il fallait recoller.
Il faut bien reconnaître que la colle en stick, c'est plus petit, pratique et précis. Mais ça n'a pas cette odeur suave. Ah, si Cléopâtre n'avait pas eu cette odeur, la face de nos salles de classe en eût été changée!
Savez-vous que, pourtant, la colle Cléopâtre est toujours fabriquée mais le mythique bouchon orange est désormais bleu.

La collection Histoire Junior, éditée par Hachette, voulait sensibiliser les petits que nous étions à l'Histoire. C'est pourquoi, chaque livre abordait un thème ou un personnage précis et ne comptait que 30 pages, richement illustrées.
Cette collection, dirigée par Alain Plessis, se reconnaissait entre mille grâce à sa fameuse couverture orange. On trouvait ces ouvrages dans toutes les écoles et dans toutes les bibliothèques municipales tant elle a marqué nos années 80. En revoyant l'image ci-contre, je suis certain que vous vous rappelez en avoir déjà eu en main et que cela a réveillé des souvenirs d'école.


Continuons sur les livres scolaires! Quand on repense aux années 80, on se dit qu'on revient de loin! On n'avait pas internet, ni photocopieuse pour illustrer nos exposés scolaires. Pour cela, nos instituteurs et professeurs nous conseillaient d'acheter en librairie la Documentation scolaire des éditions Arnaud.
C'était une collection de 3000 fascicules, chacun traitant d'un thème précis et coûtant 10 F. Autant dire que ça faisait cher l'encyclopédie ! (Heureusement il y avait Tout L'Univers!!)
Le livre faisait 15 pages imprimées seulement au recto pour pouvoir découper et coller les photos. Les textes, sommaires, donnaient l'essentiel de l'info.
Vous avez sans doute utilisé ces fascicules même si le plus dur était de trouver le thème qu'on devait traiter car les libraires ne les avaient pas forcément tous et que d'autres élèves étaient passés avant vous!

La maison forestière de Jeujura était un bon jeu, comme autrefois. Fabriquée dans le Jura, elle était contituée de batonnets en bois puis de fenêtres et d'une porte en plastique à assembler pour édifier une maison typique de nos forêts. Ce jouet est l'un des grands classiques des années 70 et du début des années 80 qui a su trouver sa place sous beaucoup de sapins.
C'était avant 1986, Twix s'appelait RAIDER, "deux doigts coupent faim" et M&M's se nommait TREETS, le chocolat qui fond dans la bouche, pas dans la main", slogan adopté dès 1966. Oui 40 ans déjà et toujours connu, preuve qu'il était bon! Ces deux produits de la marque Masterfoods ont connu des changements d'identité pour unifier mondialement ces marques. Ainsi, Treets a disparu en 1986 et RAIDER en 1991. En effet, Raider était une marque réservée à la France, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède.
Avec 20 ans de recul, si on analyse les deux slogans de ces produits, on se rend compte de leur double sens, dont un était extrêmement pornographique! Si si... relisez-les bien maintenant que vous êtes adultes!!!!

Le Digitel 2000, c'était une révolution dans les PTT !
1er téléphone à touches français, il disposait de 4 sonneries, d'une touche de réglage de volume et même de la fonction mains libres!
C'était le must du téléphone des 80's !

Le roll’in, c’était un yoyo lancé par Coca Cola et ses filiales (Sprite et Fanta), arborant leurs marques et doté d’une nouveauté qui le différenciait des autres yoyos : la roue libre.
Explication : sur un yoyo classique, la ficelle est attachée à l’axe central alors que, sur le roll’in, on trouvait une ficelle dédoublée torsadée qui se terminait par 2 boucles dont l’une encerclait carrément l’axe du yoyo.
Quel intérêt me direz-vous ? On pouvait exécuter des figures inédites en faisant tourner le yoyo sur lui-même !
Le marketing triomphant a lancé ce jouet en 1985, en expliquant des figures à réaliser grâce à un petit manuel qui nous était fourni quand on achetait son roll’in chez notre marchand de journaux, où on trouvait aussi les ficelles de rechange.
Il aura suffi d’un an pour que la folie retombe et que l’objet soit remisé au fond d’un tiroir ! Moi j’avais le « pro », le Coca Cola avec ses contours rouge translucides que vous voyez sur la 2è photo mais, je vous rassure, je n’ai jamais su faire aucune figure !
Danino était une crème au chocolat très légère et très aérée qui se vendait par deux et que l'on mettait au réfrigérateur pour la déguster glacée. Dessert inoubliable, sa disparition, probablement due à son prix élevé, a laissé des milliers d'âmes en peine.
Dans le chocolat ou le cacao Poulain, on découvrait depuis 1866 une vignette éducative, sur un thème précis, qu'on collectionnait dans le collecteur prévu à cet effet. Quelle joie de découvrir ce petit cadeau et de le lire pour augmenter nos connaissances ! Au bout d'un moment, quand il ne nous en restait plus que quelques unes pour compléter notre série, on pouvait les commander et son collecteur devenait complet.
Gadget du milieu des années 80, le stylo-montre a connu son heure de gloire avant de retomber dans l'anonymat le plus total. Pourtant c'était pratique d'avoir une montre à cristaux liquides intégrée dans le stylo.
Mâchouillons avec Tubble Gum, c'était le chewing gum liquide que l'on buvait en pressant sur le tube. Il faisait de grosses bulles lui aussi mais son goût était vraiment artificiel. Décidément, on n'avait aucun goût dans les 80's!
On insérait des diapos dans le view-master, on collait ses yeux contre les deux écrans et là, miracle, l'image se révélait en 3 dimensions !
Dessins animés, lieux touristiques ou animaux, les thèmes étaient aussi variés que passionnants!
Un vrai jouet pour voir la vie autrement, simple mais magique!
Le plateau de ce célèbre jeu des années 70-80 comprend 25 thèmes (fleurs, métiers, personnages historiques, prénoms, écrivains, planètes...). Le but est de choisir un thème, faire tourner la roue alphabétique et de donner un mot commençant par l'initiale tirée. Chaque joueur dispose de 13 jetons et le premier qui réussit à poser ses 13 jetons sur 13 cases du plateau remporte la partie. On choisit un thème, on tourne la roue pour désigner une lettre de l'alphabet et dès que la roue s'arrête, les joueurs jettent leur boule dans le panier. Celui dont la boule s'est logée dans le rond central propose une réponse: si elle est correcte, il pose sur le thème un jeton de sa couleur et choisit le thème suivant puis tourne la roue.

On pouvait sucer Mickey! Eh oui, dans la série "tout s'perd ma brav' dam'", il existait des glaces en forme de Mickey, à l'orange ou à la fraise, à sucer. On le tenait par le bâton et c'était très rafraîchissant. Cette glace à l'eau se vendait dans les cafés, j'ai bien dû en manger des centaines à moi seul !!!!
Le Replay de Paper Mate était un stylo bille enfin effaçable! D'un côté du stylo se logeait la bille pour écrire et de l'autre la gomme pour effacer. Pour les distraits ou les nuls en orthographe, le Replay de Paper mate était salvateur!
Ah, le minitel, c'est cultissime ! Le 3615, ça parait préhistorique ! Et pourtant, c’est au début des années 80 que l’expérience télématique a été tentée en France. D’abord, on a testé l’annuaire électronique à Saint Malo puis en Ille et Vilaine en 1980/81. Ensuite, dès 1984, une batterie de services s’est ajoutée (VPC, SNCF, presse, télévisions et bien sûr…minitel rose !). Ces services sont surtaxés et rapportent gros (coût de communication de 60 francs par heure !!). Pas de photos sur le minitel mais juste du texte, des jeux, des dialogues.
Aujourd’hui, bien sûr, on ne tape plus ENVOI, Internet a remplacé le minitel mais, en 2008, l’annuaire électronique du 3611 a encore enregistré 19 millions de connexions et le 3615 SNCF rapporte encore des centaines de milliers d’euros à la société de chemin de fer !

Méga 10000 était un quiz électronique de 11200 questions regroupées par thèmes et niveaux de difficultés en 10 livrets. On trouvait en tout 41 thèmes aussi variés que littérature, histoire, cuisine, maths, sports, astronomie, art... On choisissait son niveau de difficulté, on programmait dans la machine les questions sélectionnées et chacun répondait à son tour puisqu'on pouvait être jusqu'à 4 joueurs à participer simultanément! L'ordinateur donnait les bonnes réponses et calculait le score de chacun. J'ai adoré ce jeu auquel on pouvait participer dès 8 ans !
Miam! C'était bon les Crok'images de l'Alsacienne: il s'agissait de sablés sur lesquels était gravé au caramel un dessin de différents thèmes. Sous la boîte, on trouvait des images cartonnées à découper pour reconstituer divers univers. C'est en 1994 que l'Alsacienne (qui produisait aussi les délicieux Chamonix ou les célèbres gaufrettes) fusionne avec Belin et disparaît.
Allo...docteur est un jeu-culte de Gay-Play concocté par Henri Sala. Il se joue à 2, 3 ou 4 et la partie dure environ 45 minutes. La boîte comprend un plateau de jeu et un petit poupou en plastique dont on doit diagnostiquer la maladie parmi les 12 proposées: angine, appendicite, bronchite, coqueluche, diphtérie, oreillons, otite, rougeole, rubéole, scarlatine, urticaire et varicelle. A l'aide d'instruments, il faut pratiquer les examens nécessaires et, avec le disque cartonné d'observations et diagnostic, d'observer les symptômes afin d'être le 1er à énoncer son diagnostic. S'il est bon, c'est gagné!

Le vélo cross, qu'est ce qu'on a frimé avec lui!! Il scindait la société en deux groupes: ceux qui avaient un vélo de course, surnommés les ringards, et ceux qui possédaient un vélo cross, les modernes.
Ancêtre du VTT, il n'a jamais vu de chemins, juste le bitume de la ville (comme la majorité des 4X4 aujourd'hui !!). Et t'avais le maximum respect si t'avais un vélo Raleigh ! Jantes en alliage léger, pédales à axe chromé, guidon à structure aérodynamisée, deux freins pour freiner, cadrage renforcé, selle stylisée, y'avait de quoi se la péter !
Chez votre confiseur ou à la caisse du supermarché, vous avez forcément craqué pour l'indémodable collier de bonbons! Sucré et coloré à souhait, on mordait à pleines dents pour en manger chaque perle! Un régal!
Les années 80 étaient chimiques! Le TANG en est la preuve la plus écoeurante. C'était une poudre déshydratée qu'on versait dans une carafe avant de remuer comme un dingue avec un mélangeur ou une cuillère. Là, quand les particules étaient dissoutes, on obtenait une boisson à l'orange ou au citron. Mais qu'est-ce que c'était mauvais!!!
Il n'empêche qu'il s' est vendu 15 millions de ce produit créé aux Etats Unis en 1976 et qu'il existe encore dans certains pays comme la Roumanie ou l'Espagne. Sachez encore que le numéro 1004 de Pif Gadget en contenait un sachet et qu'il est un excellent produit récurrent ! (véridique)
Mako Moulages, c'était une boîte contenant des moules en latex rouge de nos héros préférés + un sachet de plâtre. On mélangeait le plâtre et l'eau, on touillait, on versait dans le moule de latex préalablement retourné à l'envers et maintenu par des bouts de plastiques rouges puis on laissait sécher. Ensuite, on admirait la splendide sculpture en pâtre que nous venions de réaliser. Il suffisait alors de la peindre à l'aide des outils fournis dans la boîte puis, après avoir montré notre oeuvre à tous nos proches, on l'exposait fièrement dans notre chambre. Un mako quand on est petit, c'est un ami pour la vie.
Croc my et croc moi sont dans un bateau... Ca, c'est une autre histoire. Ici, c'est Croc my et croc moi sont des chocolats. Croc my est un chocolat au lait croustillant aux éclats de noisettes et croc moi et un chocolat blanc. Croc my tombe dans ma bouche, qui est-ce qui reste? Croc moi! Alors je le croque et...humm, c'est bon! Ces chocolats Poulain ont aujourd'hui disparu, leur goût, lui, reste sur ma langue. Et sur la vôtre ?
Avec le mange-disque, on pouvait emporter sa musique avec soi: Chantal Goya dans la voiture, Chantal Goya en pique-nique, Chantal Goya chez les amis, Chantal Goya lors du repas familial de Noël chez mamie... Bref, le bonheur ! Cet objet portable portait bien son nom puisque, si vous vouliez rayer un disque, il suffisait de l'introduire une fois dans cet appareil. D'ailleurs, quand vous approchiez le 45 tours de la fente du mange-disque, vous lisiez dans ses rayures qu'il vous implorait de le remettre sur le tépaz! Le mieux était d'utiliser le mange disque avec les 45 tours de sa soeur! La chanson de Grease post-passage dans le mange disque était bien meilleure!!!!
Avec son petit Kazou, on énervait tout le monde avec nos fausses notes. Popularisé par Annie Cordy, le Kazou émettait un son strident pour les autres mais très amusant pour nous qui en jouions. Bref, comme pour une batterie ou une guitare, le Kazou est l'instrument de musique que nos parents ont toujours regretté de nous avoir offert, se rendant à une cruelle évidence: ils n'avaient pas mis au monde Beethoven! Un air de Kazou et c'est Mozart qu'on assassine et la musique qu'on enterre!
Il ne fallait pas souffler dans le kazou mais fredonner la chanson et la voix faisait vibrer la membrane de l'instrument qui émettait son son.
Dans les années 80, je collectionnais les autocollants et mes parents écoutaient Europe 1. Le matin, il y avait le journal de 8 heures avec Philippe Gildas; ensuite arrivaient Jacques Martin et Stéphane Collaro, qu'on appelait Tonton Mayonnaise, puis, au milieu des 80's, Michel Drucker. En fin d'après-midi, les ados écoutaient le Hit parade de Jean-Loup Lafont. Avant, il y avait aussi Coluche et Maryse dans Y'en aura pour tout le monde!
Et surtout, quand venaient les vacances, on collait sur la vitre arrière les autocollants Europe 1 c'est naturel, qu'on trouvait notamment dans les stations Shell, afin de participer au jeu Europe-Stop sur la route des vacances. Sur les principaux axes routiers de l'hexagone, une voiture Europe 1 suivait une automobile arborant le célèbre autocollant bleu de la station puis proposait à l'heureux élu une série d'enveloppes contenant des billets de banque. La somme pouvait aller jusqu'à 10 000 Francs! Europe Stop, c'était le parfum des routes de vacances !
Dans les années 80, pour apprendre à écrire correctement, existait un professeur particulier orange, le SPEAK AND SPELL qui s'est décliné en deux versions: le professeur qui possède 400 mots, les épelle, nous les fait répéter, nous corrige et nous donne une note. La deuxième version, plus perfectionnée, était la dictée magique qui nous dictait des phrases. De quoi nous donner du vocabulaire et nous éviter de fère des fote d'ortograffe.
1981
Dans les années 80 on avait 3 magiciens: Garcimore, Majax et... le Magicien, le stylo de Reynolds. 12 feutres dans la pochette plastique dont le feutre magicien. Quand on avait fini de dessiner avec les autres feutres, on passait ce dernier sur notre réalisation et la couleur qu'on avait mise se transformait et devenait autre. C'était magique !! Souvent hideux car les couleurs n'étaient plus assorties mais en tout cas c'était magique. Décontrasté !
Personne n'a jamais su ce qu'elle faisait là, personne ne s'en est jamais servi, personne n'a même eu l'idée qu'elle pouvait avoir une quelconque utilité. Elle est toujours restée au fond d'un placard et on s'est toujours demandé qui avait bien pu apporter cet étrange objet expérimental à la maison. Elle, c'est la yaourtière orange. Qui a déjà vu fonctionner cet engin, hein?? Personne évidemment, vu qu'elle ne servait à rien!
Rendons hommage à cet objet délaissé, cette combattante de l'inutile, cette grosse feignasse orange de yaourtière.
Paix à ton âme, yaourtière orange!

Les schtroumpfs, nom que peu de personnes savaient écrire, furent sans conteste les héros les plus populaire des 80's et se déclinaient en figurines à collectionner. J'en avais moi-même plus de 100 et le succès était tel qu'il existait des contrefaçons, reconnaissables aux marques du moule sur les côtés, dont la peinture se révélait toxique! Avec la maison de schtroumpfs, on pouvait ainsi s'imaginer et mettre en scène nos propres aventures! Un vrai régal!